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Éduquer pour changer le monde

Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie

Temps de lecture : minutes

Le 17 mai, ne vous étonnez pas de voir les couleurs de l’arc-en-ciel un peu partout en ville. Et ça n’aura rien à voir avec la COVID! La ville de Québec se mettra sur son 36 pour une grande occasion : la Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie.

Depuis 2003, un peu partout dans le monde, cette date est consacrée aux communautés LGBTQ+, à leurs droits, leurs difficultés et à la différence sous toutes ses formes. Mot d’ordre : informer pour briser les préjugés. « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », a déjà déclaré Nelson Mandela. La directrice de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec, Julie Dubois, abonde dans le même sens. 

L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde.

— Nelson Mandela

Julie Dubois, directrice de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec.

Un organisme engagé

Au quotidien, l’organisme défend les droits des communautés LGBTQ+ et travaille à l’éducation populaire. Parce qu’encore aujourd’hui, l’inconnu fait peur même si les mentalités ont beaucoup évolué selon la présidente en poste depuis 2015. « Aujourd’hui, c’est moins flagrant, plus insidieux, mais il y a encore des agressions ou des micro-agressions envers les communautés LGBTQ+ », soutient-elle.

Comme lorsque cette femme a changé de table dans un restaurant lorsqu’elle s’est aperçue que la famille d’à côté était composée d’un petit garçon et de deux mamans…

Mariée à une femme et maman d’un fils de 7 ans, Julie Dubois est bien placée pour savoir qu’éduquer est la clé pour que notre société soit plus positive et inclusive.

« Je me suis toujours dit que mon petit garçon n’avait pas choisi d’avoir deux mères. Donc, pour moi, c’est important de travailler à ce qu’il y ait une ouverture, moins de discrimination et que ce soit plus facile pour lui d’avancer sans avoir à justifier le fait qu’il a deux mères. »

Bien qu’avoir deux mamans signifie inévitablement avoir à travailler plus fort… à la fête des mères du moins, rigole-t-elle.

Pour une diversité locale

Le 17 mai, toute la ville se mettra donc en mode inclusion. Plusieurs organismes de Québec, dont l’Alliance Arc-en-ciel, GRIS-Québec, GRIS-Chaudière-Appalaches, MIELS, Divergenres et ADSGUL uniront leurs forces pour proposer une pléiade d’activités sous le thème Pour une diversité locale.

Pandémie oblige, le tout se déroulera en ligne: formations, conférences et capsules mettant en lumière des commerçants de la région qui accueillent les communautés à bras ouverts sont au programme.

La Ville de Québec ajoutera son grain de sel. Les rues Saint-Joseph, Saint-Jean et la place de l’Hôtel-de-Ville arboreront les couleurs de l’arc-en-ciel sous forme de drapeaux, d’oriflammes ou de traverses piétonnes!

Avec son concept du vivre-ensemble, la Ville de Québec démontre une belle ouverture, affirme Julie Dubois. Beaucoup de travail a été fait dans les dernières années pour faire de Québec une ville sécuritaire et inclusive, ajoute-t-elle.

Du pain sur la planche

L’équipe de l’Alliance Arc-en-ciel a du pain sur la planche dans les prochains mois alors qu’elle prépare son grand événement annuel, la Fête arc-en-ciel, qui a lieu pendant la fin de semaine de la fête du Travail. En 2019, plus de 60 000 personnes s’étaient déplacées pour y assister.

Elle travaille également à un grand projet visant à sensibiliser les maisons d’hébergement d’urgence aux réalités des communautés LGBTQ+.

« Plus on va démystifier, plus on va expliquer, plus on va être visibles, plus on va briser les tabous, croit Julie Dubois. On ne veut pas que les communautés soient acceptées ou tolérées. On veut qu’elles soient accueillies. Tout ça en respectant le rythme des gens bien sûr. »

Plus on va démystifier, plus on va expliquer, plus on va être visibles, plus on va briser les tabous.

On peut certainement compter sur nos enfants pour nous ouvrir les yeux et nous brasser la cage. Alors qu’il magasinait des articles de jardinage dans un grand magasin, le fils de Julie a répliqué le plus naturellement du monde et avec fierté à une dame qui lui demandait s’il allait jardiner avec son père : « non, je vais jardiner avec mes deux mamans! »

Preuve que dans les nuages gris des préjugés percent des arcs-en-ciel d’espoir.

Saviez-vous que?

  • La date du 17 mai commémore la décision de l’Organisation mondiale de la Santé en 1990 de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale.
  • La Journée contre l'homophobie et la transphobie a été initiée par la Fondation Émergence de Montréal en 2003.
  • La Journée est aujourd’hui célébrée dans plus de 60 pays.

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